
Épaule douloureuse chez le nageur ou le tennisman : comprendre pour mieux récupérer

Louis MARCHESSON
Ostéopathe · Mornac
Pourquoi l'épaule souffre-t-elle autant chez ces sportifs ?
Vous revenez de l'entraînement, et cette douleur familière à l'épaule est là, encore. Parfois sourde, parfois vive au moment du geste, elle s'installe progressivement — au point que vous commencez à douter de votre technique, voire de la suite de votre saison.
C'est une situation que je rencontre très souvent dans mon cabinet à Mornac. Et la première chose que je vous dis : vous n'êtes pas seul(e) dans ce cas.
Un geste répété des milliers de fois
La natation et le tennis ont un point commun : ils sollicitent l'épaule dans des amplitudes importantes, à haute fréquence. Un nageur peut réaliser plus de 1 000 rotations d'épaule par kilomètre parcouru. Un tennisman enchaîne services, smashs et coups droits au fil des sets.
Ce n'est pas le geste en lui-même qui pose problème — c'est la répétition sans récupération suffisante. Les structures autour de l'épaule (tendons, muscles stabilisateurs, capsule articulaire) accumulent une charge mécanique qui, à terme, peut dépasser leur capacité d'adaptation.
Des tensions qui s'installent silencieusement
Ce que l'on observe souvent, c'est que la douleur n'apparaît pas brutalement. Elle s'installe :
- D'abord après l'effort, puis pendant l'effort
- Avec une gêne progressive sur certains mouvements (lever le bras, rotation externe)
- Parfois accompagnée de raideurs matinales ou de tensions dans le cou et entre les omoplates
Le corps compense. D'autres zones — cervicales, thoracique, coiffe des rotateurs — prennent le relais. Ces compensations, utiles à court terme, peuvent elles-mêmes devenir source de gêne si elles persistent.
« La douleur est une information, pas une fatalité. Elle mérite d'être écoutée avant d'être ignorée. »
Comprendre ce qui se passe dans votre épaule, c'est déjà une étape vers une meilleure récupération.
Ce que l'ostéopathe observe et ce qu'il peut faire pour vous
Lors d'une consultation, je commence toujours par vous écouter longuement. Quand la douleur est apparue, dans quel contexte, comment elle évolue selon les séances, ce que vous avez déjà essayé. Ces détails sont précieux.
Ensuite, j'observe votre posture globale et j'évalue la mobilité de votre épaule, mais aussi celle de votre colonne thoracique, de vos cervicales et de votre cage thoracique. L'épaule ne fonctionne jamais de façon isolée.
Ce que l'examen peut révéler
- Une asymétrie de mobilité entre les deux épaules
- Des tensions dans les muscles péri-scapulaires (autour de l'omoplate)
- Une raideur thoracique qui limite la bonne transmission des forces lors du geste sportif
- Des zones de tension cervicale ou costale qui participent au tableau global
Ces observations ne constituent pas un diagnostic médical — si une pathologie structurelle est suspectée, je vous orienterai vers le professionnel de santé adapté (médecin du sport, radiologue). Mon rôle est complémentaire, pas substitutif.
Un travail sur la mobilité et les compensations
Les techniques ostéopathiques que j'utilise visent à restaurer la mobilité des zones raides et à relâcher les tensions musculaires et fasciales identifiées lors de l'examen. Certaines personnes observent, après quelques séances, une sensation de plus grande fluidité dans le geste et une diminution de la gêne fonctionnelle.
Je travaille également avec vous sur la compréhension de votre geste sportif : placement de l'épaule au crawl, position au service, amplitude de rotation. Pas pour remplacer votre entraîneur, mais pour vous aider à mieux habiter votre corps dans le mouvement.
Un exercice à essayer maintenant
Voici un exercice simple pour mobiliser en douceur la région thoracique, souvent rigide chez les sportifs de raquette et de natation :
- Asseyez-vous sur une chaise droite, pieds à plat au sol.
- Croisez les bras sur la poitrine, mains sur les épaules opposées.
- Inspirez profondément, puis en expirant lentement (5 secondes), tournez doucement le buste vers la droite — sans forcer, sans douleur.
- Revenez au centre, inspirez, puis tournez vers la gauche à l'expiration.
- Répétez 5 fois de chaque côté, lentement et en restant à l'écoute de votre corps.
Cet exercice ne remplace pas une consultation, mais il peut vous aider à prendre conscience de la mobilité de votre colonne thoracique — et parfois à sentir où se situe la raideur.
Quand consulter un ostéopathe à Mornac ?
Il n'est pas nécessaire d'attendre que la douleur soit invalidante pour prendre rendez-vous. Voici les situations où une consultation peut être utile :
- La douleur persiste plus de deux semaines malgré le repos
- Vous avez modifié votre geste pour éviter la douleur, sans vraiment comprendre pourquoi
- Vous ressentez des tensions récurrentes dans le cou, entre les omoplates ou dans le haut du dos après l'entraînement
- Vous reprenez le sport après une blessure et vous voulez optimiser votre récupération
- Vous souhaitez simplement mieux comprendre votre corps et prévenir les surcharges futures
Une approche centrée sur vous, pas seulement sur votre épaule
Ce qui me tient à cœur dans l'accompagnement du sportif, c'est de ne pas traiter une épaule isolément. Je suis attentive à votre histoire, à votre charge d'entraînement, à votre façon de récupérer. Chaque sportif est différent — et chaque prise en charge l'est aussi.
Si vous êtes nageur, tennisman ou pratiquant d'un autre sport de geste à Mornac ou ses environs, je vous invite à consulter pour que nous puissions ensemble mieux comprendre ce que votre corps exprime. Une douleur à l'épaule, prise en compte tôt, est souvent plus facile à aborder qu'une douleur installée depuis des mois.
N'hésitez pas à me contacter pour un premier rendez-vous — le simple fait de mettre des mots sur ce que vous ressentez est déjà un pas vers mieux.


